Le MELCFFP a récemment modifié certains aspects du RVRM. Parmi celles-ci se retrouve une notion importante : une matière granulaire résiduelle est une catégorie de matière résiduelle pouvant remplacer des matériaux de carrières comme matériaux de construction.
Cette formation propose de résumer les derniers ajouts de ce Guide, mais également d’introduire des notions de base du domaine du génie de la construction. En effet, les matériaux de construction sont régis par un ensemble de normes très strictes et il y a plusieurs facteurs à considérer pour évaluer le potentiel de valorisation d’une matière granulaire résiduelle, bien au-delà du RVMR. Il y a donc lieu de se questionner sur la pertinence de réaliser des essais préliminaires sur certains matériaux si leur potentiel de réutilisation comme matériaux de construction est déjà considéré nul et si leur élimination au sens du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération de matières résiduelles n’est pas déjà inévitable.
CONTENU
Avant de proposer des usages de valorisation comme matériaux de construction, le formateur propose aux participants une initiation dans le domaine du génie de la construction : Qu’est-ce qu’un matériau de construction, quelles sont les normes et qu’est-ce que cela implique concrètement pour la matière granulaire résiduelle ?
Ensuite, les enjeux les plus récurrents avec le RVMR consistent généralement à déterminer à qui le Règlement s’applique et à quel moment :
- Définition d’une matière granulaire résiduelle selon le Règlement
- Distinction entre le générateur, le producteur et le valorisateur
- Quand la caractérisation des matières résiduelles est-elle pertinente?
- La valorisation des matières résiduelles comme matériaux de construction
- Retour sur le RVMR dans le REAFIE
- Exemple sur l’application du RVMR dans des devis normalisés
À la fin de la présentation, les participants comprendront mieux tous les enjeux qui entourent la valorisation de matières granulaires résiduelles, notamment qu’en avant-projet, ils n’ont que peu de contrôle sur l’acceptabilité finale des matériaux comme réellement valorisables.